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ANTOINE MARCEL
UN MONDE SE LÈVE Le court poème d’éveil, |
Dans la culture chinoise, poésie et philosophie imprègnent la peinture de paysages, l'art des jardins, mais d'une façon générale toute vision du monde. De fait dans cette pensée d’Extrême-Orient le domaine du poétique et celui du philosophique ne sont pas séparés. Mais au domaine philosophique et poétique vient s'ajouter un troisième, celui de l'éveil spirituel, lequel – comme on l'a souvent dit du zen – n'appartient en propre ni à la religion, ni à la philosophie, du moins telle qu'on l'entend de nos jours. Il s’agit d’une intelligence poétique, part divine en l'homme qui s'éveille au contact du monde sensible. L'expression du zen enchâssée dans les poèmes chinois
ou coréens d'éveil, les haïku japonais en particulier
puisqu'ils sont si appréciés, n'avait, selon l’auteur,
jusqu'ici, jamais été assez explicitée, si ce n'est
en Extrême-Orient par les érudits, maîtres de tao et
de tch'an/zen, pour qui il était évident qu'un éveil
à la nature était un éveil à la nature-propre,
et un éveil à la nature-propre un éveil à
la nature, ce qui justifiait que l'on utilise le langage de la nature
pour parler de la reconnaissance de l'esprit. PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU LIVRE
128 pages – 15,50 € |